Lundi 6 février 2012
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L'OMBRE DU LANGAGE
Contemplant autrement la plume,
L'écriture s'écoule à repeindre
Les visages et les ambiances,
Pour composer de jolis couplets.
L'âme se met ainsi à nu, sans voile
Et devient un personnage articulé
Dont le costume au désign délicat
Donne une physionomie qui pétille.
Secrets naturels ou insouciance
Les mots nombreux flambent
Tels une voix folle, sombre.
L'histoire s'écrit avec le son Je.
Ainsi, l'âme se libère, s'élance,
Diffuse son caractère sur la page,
Comme une courbe exponentielle
Dessinée par un univers obscur.
Les sanglots intérieurs inondent
Les sens et la force de l'existence.
La marque des songes saccade
La destinée et son allure légère.
Le regard va et vient, s'enroule,
Déchire les images, lentement.
Le choc du nu écorche les rêves.
Les yeux croisent l'ombre ...
Alors, complice par l'encre bleue
L'âme transporte vers l'infini
Nos penchants à étreindre ce Je
Qui s'habille si vite chez soi.
Reste que ma plume mordante,
Noircit les pages et se confie.
Impossible de dire son profil,
Le Nu trompe et voile mes yeux ...
Pascal
RONZON